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Voiture Au Maroc

jeudi 27 août 2009

Valoriser la qualité urbaine et le tourisme d’affaires Maroc

Vous risquez de voir un jour des tramways aériens qui «survolent» la capitale spirituelle. Mine de rien, cette idée peut être réalisée grâce à Mohamed El Khissassi, un architecte installé en France. Amoureux de la ville de Fès, ce MRE veut à tout prix convaincre les autorités de la cité idrisside d’installer un téléphérique reliant la ville nouvelle et la médina. Il a déjà fait un premier déplacement à Fès et compte y revenir incessamment pour présenter son projet. «Je pars du principe que l’Algérie en est à son 6e téléphérique. Donc pourquoi pas le Maroc et particulièrement la ville de Fès qui peut s’offrir un nouveau mode de transport écologique», indique El Khissassi. Et d’ajouter que les premières constatations montrent que la topographie de la ville permet d’installer un tramway aérien. Toutefois, le projet dépendra d’une véritable étude de faisabilité qui ne peut être déclenchée sans l’aval des responsables locaux.
Pour l’heure, une société a déjà réalisé la pré-étude du projet de télécabine de Fès. Il en ressort que l’analyse des apports d’un téléphérique comme moyen de déplacement doit être faite au regard de divers critères. D’abord techniques. Sur ce plan, les avantages sont nets et multiples. Le téléphérique est fait pour aller tout droit face à la pente. Doté d’une vitesse commerciale de 7 à 10m/s (25 à 36 km/h), dans les zones de pentes, il est compétitif non seulement avec le bus, mais aussi avec l’automobile.
N’étant pas sur la voirie, il n’est pas sensible aux aléas des routes, surtout si elles sont enneigées. Sa sensibilité au vent a nettement diminué ces dernières années, au point que les derniers matériels des stations de ski ne connaissent plus aucune interruption de service.
Il n’occupe au sol que les places des gares (800 m²/gare) et des pylônes (20 à 100 m² selon la conception du pylône, avec une distance de 1 à 2 km entre pylônes pour les techniques multicables. Ses avantages sont les mêmes à plat qu’en côte. Le deuxième critère est énergétique. En fait, en ces temps d’effet de serre de plus en plus préoccupant, il est indéniablement l’un des moyens les plus économiques en énergie. «Ce constat est d’autant plus important que le prix du pétrole ne cesse d’augmenter, et que certains analystes prédisent un litre de super à 3 euros avant 2010», rapporte El Khissassi. En effet, les cabines montantes sont entraînées par les cabines descendantes et l’énergie fournie pour faire monter les passagers est récupérée à la descente. Par ailleurs les frottements de fonctionnement d’un appareil par câble sont entre 10 et 20 fois plus faibles que les frottements routiers, qui sont nécessairement élevés pour assurer freinage et tenue de route. Enfin, il y a une motorisation commune unique pour tous les véhicules, et moins de personnels pour les télécabines que pour les transports routiers. Les coûts énergétiques sont donc faibles, et l’appareil fonctionne à l’électricité. Même s’il s’agit d’électricité fabriquée au fioul, la production centralisée garantit une propreté que l’on n’atteint pas avec des moteurs individuels. Pour l’usager, le service est incomparablement supérieur à celui des autres modes: avec une cabine de 30 ou 40 places toutes les trente secondes, le temps d’attente est nul: come and go, diraient les Anglais. Le confort est aussi sans égal. Il est possible de chauffer les cabines avec des dispositifs à charge rapide (30 secondes en gare toutes les 10 minutes). Les temps de parcours sont garantis, et le transport de voyageurs par câble est aussi sûr que le train.
S’agissant du critère de loisir, ce nouveau mode de transport encouragera les touristes à visiter la ville d’en haut. «Ils trouveront là un bon moyen de remonter la médina en observant des monuments qui datent de plusieurs siècles», commente El Khissassi.
Aussi, pour nombre de familles, de jeunes ou de gens âgés qui ne disposent pas d’un moyen de transport individuel, le téléphérique est un excellent moyen de leur donner la possibilité de jouir du déplacement autrement. En tout cas, ce projet entend valoriser la qualité urbaine et le tourisme d’affaires en rapprochant la médina du centre-ville. Sa réalisation nécessitera pas moins de 24 mois de travaux intenses (y compris les études) et un investissement de près de 150 millions de DH.
Une fois réalisé, la ville de Fès pourrait afficher une spécialisation développement durable. «Le transport par câble, par son prix d’investissement, son coût de fonctionnement et son empreinte écologique réduite à rien est sans doute le meilleur moyen de déplacement dont nous disposions actuellement. Il est inacceptable de ne pas le prendre en considération dans les études de transport», conclut El Khissassi.

Voiture Au Maroc: Salon IAA de Francfort: BMW passe à l’hybride

Le constructeur allemand présentera au Salon IAA de Francfort (du 17 au 27 septembre) deux modèles de série dotés de sa technologie ActiveHybrid, le SUV X6 et luxueuse berline Série 7. Jusque-là, la motorisation hybride ActiveHybrid de BMW se limitait aux concept-cars. A Francfort, les projets écologiques du groupe bavarois se concrétisent pour de bon avec les premiers modèles hybrides, prochainement commercialisés.
Mais comme chez Mercedes, qui propose depuis peu une limousine hybride, cette technologie démarre par le haut de gamme. C'est donc la luxueuse Série 7 et le 4x4 X6 qui se chargent d'inaugurer la gamme hybride de BMW. La technologie ActiveHybrid de BMW associe motorisations thermique et électrique avec batteries lithium-ion. Toutefois, les deux véhicules ont un mode de fonctionnement différent.

Avec le X6 ActiveHybrid, il est possible de rouler en mode tout électrique à faible allure (jusqu'à 60 km/h). Au freinage et en phase de décélération, l'énergie cinétique libérée est convertie en énergie électrique pour alimenter la batterie.

Sur l'ActiveHybrid 7, le moteur électrique ne permet pas de rouler en mode électrique. Il sert en fait à assister le V8 essence à tous les régimes pour lui apporter un supplément de puissance mais aussi à limiter la consommation et les émissions de CO2. Niveau chiffres, le X6 ActiveHybrid consomme 9,9 litres pour des émissions de CO2 de 231 g/km (contre 299 g/km pour le X6 V8 standard). La puissance cumulée du moteur essence et des deux moteurs électriques s'élève à 485 ch et le 0 à 100 km/h est réalisé en 5,6 secondes.

Sur la Série 7 (465 ch de puissance totale), la consommation est de 9,4 litres aux 100 km et les émissions CO2 sont limitées à 219 g/km. Le 0 à 100 km/h est abattu en 4,9 secondes.

Ces deux modèles se distinguent par leur signature ActiveHybrid inscrite sur la baguette du hayon et les portes avant. La liste des équipements de série est pléthorique : climatisation automatique, régulateur de vitesse ou encore détecteur d'obstacles sur le X6, direction hydraulique et contrôle dynamique de l'amortissement sur la Série 7. Les BMW Série 7 et X6 ActiveHybrid seront présentés lors du Salon de Francfort en septembre. Tarifs et dates de commercialisation n'ont pas encore été communiqués.

Voiture Au Maroc: Toyota du Maroc Nouveau show-room

La maison Toyota du Maroc, société du groupe Abdullatif Jameel, investit dans un nouveau show-room pour automobiles dans le chef-lieu du Souss. La structure sera inaugurée le 25 septembre prochain.
L’objectif pour l’entreprise est de renforcer sa position de distributeur dans le Souss considéré par les investisseurs comme un marché prometteur pour le secteur de l’automobile. «Notre ambition est d’avoir un meilleur maillage du territoire soucieux que nous sommes de la satisfaction de nos clients aussi bien sur le plan avant qu’après vente», souligne Younès Iraqi, DG des ventes à Toyota du Maroc. Selon lui, Agadir et ses régions se trouvent en deuxième position en termes de ventes nationales de véhicules, juste après l’axe Casablanca-Rabat. En outre, la part de marché occupée par le groupe dans la région sur la période allant de janvier à juillet 2009 est de 9,66%. Aussi, pour doper les ventes, près de 30 millions de DH ont été investis pour la construction et l’aménagement du nouvel espace de vente, implanté à la sortie d’Agadir, sur la route de Marrakech. Composée de trois niveaux, la succursale est construite sur une superficie globale de 2.900 m2 dont 800 m2 dédiés au show-room. Le projet devrait générer, à terme, 20 emplois directs. Vingt autres personnes viendront par la suite renforcer l’équipe afin d’atteindre le nombre de quarante personnes à l’horizon 2012.
En attendant, le show-room démarrera avec la commercialisation de trois marques automobiles, à savoir Toyota, Daihatsu et Subaru tout en n’excluant pas l’introduction à la vente d’autres marques du groupe dans un avenir proche. Soulignons que, pour ce qui est de la marque Toyota, les modèles les plus demandés dans la région d’Agadir concernent la gamme utilitaire Hilux et Hiace. Tout autant que les Rav4, Prado et Land Cruiser.
Malgré la crise que connaît le secteur de l’automobile, la marque Toyota enregistre, selon les dirigeants de l’entreprise, un grand engouement. En 2008, le chiffre des ventes, toutes marques confondues dans la région d’Agadir a atteint 7.002 unités dont 692 de la marque Toyota. Durant le premier semestre 2009, sur les 2.845 véhicules écoulés sur le marché local, 272 sont des Toyota.
Outre améliorer l’image de l’entreprise à travers l’investissement dans un nouveau show-room à Agadir, la stratégie commerciale adoptée par les responsables est d’offrir à la clientèle les produits et service les plus appropriés à leurs besoins, voire même de les anticiper. «Cela passe immanquablement par la mise en place d’une infrastructure de qualité à la hauteur de notre marque et surtout par le développement de nos ressources humaines, seule garantie de notre succès», ajoute Younès Iraqi.